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Évelyne L.

Conseillé par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

L'auteure évoque dans ce magnifique roman l'histoire de sa famille et plus précisément, de son grand-père, Joseph.
Joseph Davrichewy a grandi en Géorgie, en compagnie d'un petit camarade, à peine plus âgé que lui et qui s'appelait lui aussi Joseph. Il était le fils de la couturière de la famille et il était, peut-être, le demi-frère de Joseph. Dans son enfance, on l'appelait Sosso; plus tard, on l’appellera Staline.
Comment côtoyer un tel personnage peut-il transformer votre vie ? Et celle de votre arrière-petite-fille, l'auteure ?
Un texte formidable où l'Histoire croise l'histoire familiale, le mythe et la réalité, la fiction et l'épopée.

7,20
Conseillé par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Le Moyen-Age : époque fantastique ou barbare ?
Le Moyen-Age évoque en nous beaucoup de choses très diverses et très contradictoires, car cette période fondatrice de notre Histoire et de notre imaginaire est aussi une période très méconnue et très vaste. Michel Zink nous initie en 40 courts chapitres à cette culture : il nous guide dans la pensée médiévale à travers les textes d'alors mais aussi et surtout, il nous montre la rémanence du Moyen-Age dans notre siècle. Que ce soit à travers la série Kaamelot ou les archétypes amoureux (Tristan et Iseut, Héloïse et Abélard) ou encore notre langue si différente de celle du Moyen-Age et pourtant si proche.
Michel Zink est professeur au Collège de France et membre de l'Institut, spécialiste de la littérature médiévale, et par conséquent grand connaisseur de l'Histoire et des mœurs de l'époque.

Conseillé par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Juste après la seconde guerre mondiale dans un village français, dans ce qui pourrait être les Vosges, la vie se construit peu à peu. Le silence est le meilleur des ciments dans cette communautés de taiseux mais ce ciment s'effritera pourtant le jour où surgit un étranger. On ne comprend pas pourquoi il est venu dans ce village perdu et sa seule présence ravive ce qu'on avait enfouit. Pour le pire encore une fois...
Manu Larcenet entreprend d'adapter en bande dessinée le chef d’?uvre de Philippe Claudel, Le Rapport Brodeck. C'est dans un noir et blanc sublime qu'il nous donne à voir les tensions et la noirceur des hommes. Chef d’oeuvre !

Conseillé par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Dans un récit tout à la fois drolatique et terrifiant, Sorj Chalandon nous raconte l'enfance d'Emile, enfant unique né au lendemain de la seconde guerre mondiale. Emile a la chance d'avoir un papa champion du monde de judo, prêtre, agent secret, ami intime de De Gaulle... Alors évidemment, on ne s'ennuie pas avec un papa pareil : après l'entraînement militaire, il faut déposer des lettres anonymes, faire des planques, trouver des cachettes pour Noureev récemment exfiltré d'URSS... Difficile d'être à la hauteur aussi de ce papa exigeant, d'où la pluie de coups qui ne cessent de s'abattre sur Emile. Difficile aussi de croire aux incroyables histoires de ce père qui ne quitte pas l'appartement et qui terrifie la mère, victime consentante, bourreau auxiliaire.
Au fil du récit, Sorj Chalandon sème des indices qui nous laissent à penser que, peut-être, Emile et Sorj ne sont qu'une seule et même personne. L'auteur semble aussi nous dire qu'il n'y a que par l'humour que l'on peut raconter une histoire aussi invraisemblable, drôle et dure tout à la fois.

Conseillé par (Libraire)
29 avril 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Ce texte fait figure d'ancêtre dans la littérature de la marche. Sa première édition date de 1973, une époque où la marche n'est pas encore un hobby mais une pratique réservée aux malchanceux qui ne peuvent jouir de l'automobile. Combien de fois Lacarrière nous narre-t-il ses tentatives plus ou moins heureuses d'ailleurs de convaincre les automobilistes qu'il n'a nul besoin qu'on le dépose !
Que les choses soient claires : Jacques Lacarrière ne part nullement « randonner ! Il se « promène » ! La différence est de taille  car le côté sportif de l'aventure lui échappe totalement : il parcourt 60 km les 3 premiers jours puis prend une journée de repos à l'hôtel pour s'en remettre. Idem pour ce qui est du matériel : il part en Pataugas avec une flasque de rhum et compte sur les ruisseaux pour se désaltérer.
Il part aussi sans itinéraire et sans carte, s'en remettant aux chemins et aux gens qu'il rencontre. Il part des Vosges, traverse le Morvan et l'Auvergne pour rallier la Méditerranée. Il passe par Epinal, Langres, Avallon, St Flour, Lodève... Lacarrière ne « fait » pas un parcours prédéfini : il trace son propre chemin dans la nature, parmi les hommes, loin des sentiers battus.
Il part d'ailleurs autant pour la nature que pour les hommes qui l'habitent. Il prend le temps de discuter avec un bûcheron, de boire un verre dans les cafés de campagne qui composent encore le paysage à l'époque, de dormir chez l'habitant le cas échéant. Ces hommes et ces femmes lui racontent, dans leurs patois souvent, leur travail, leur vie, l'histoire des paysages qu'il traverse. Dans Chemin faisant, pas de pensées philosophiques ni de descriptions interminables mais des rencontres humaines.
Alors pourquoi coucher tout cela sur le papier ? Pour immortaliser ces rencontres ? Pour faire souffler le vent de l'aventure chez ses lecteurs ? Ou pour continuer à dilater le temps comme c'est le cas dans ces ballades au long cours ?