Treblinka 1942-1943, Une usine à produire des morts juifs dans la forêt polonaise
Éditeur
Calmann-Lévy
Collection
Cal-levy - Mémorial de la shoah
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Treblinka 1942-1943

Une usine à produire des morts juifs dans la forêt polonaise

Calmann-Lévy

Cal-levy - Mémorial de la shoah

Offres

  • AideEAN13 : 9782702162507
    • Fichier EPUB, avec DRM Adobe
      Impression

      Impossible

      Copier/Coller

      Impossible

      Partage

      6 appareils

    17.99

Autre version disponible

«  Auschwitz ce n’était rien [après Treblinka], Auschwitz c’était un camp de
vacances.  »

Ainsi s’exprimait Hershl Sperling, l’un des très rares survivants du plus
effroyable centre de mise à mort de l’Aktion Reinhard. Son propos peut sembler
sacrilège au lecteur peu informé de la réalité de Treblinka. En effet si le
nom de ce site est connu, son histoire, comme celle de Belzec et de Sobibor,
l’est beaucoup moins, les nazis ayant pris grand soin d’effacer les traces de
leur entreprise barbare, de liquider les derniers témoins et de raser les
vestiges qu’ils abandonnaient. D’où le défi que pose cette «  impossibilité de
rendre compte  ». Ainsi, dès 1943, le site de Treblinka avait-il déjà repris
l’aspect d’une exploitation agricole.

Dernière halte d’un chemin noir tracé depuis Berlin, Treblinka, parmi tous les
centres de mise à mort, devança Auschwitz en efficacité. C’est là que la
destruction des Juifs fut le plus «  expéditive  »  : près d’un million de
personnes y furent assassinées en 400 jours. S’appuyant sur des sources
inédites, Michal Hausser Gans décrit en détail, depuis sa genèse, le
fonctionnement du camp, soulignant les transformations entreprises pour
perfectionner la machine de mort. Jusqu’à la révolte du 2  août 1943, relatée
par certains des survivants qui, contre toute attente, parvinrent à gripper la
machine de ce modèle insurpassé de l’industrie génocidaire.

Cette étude exhaustive permet pour la première fois de rendre accessible à un
large public la confrontation avec «  le pire du pire  » et avec ce
cheminement vers l’horreur que l’Europe échoua si longtemps à déchiffrer.
S'identifier pour envoyer des commentaires.